Je vous souhaite une Merveilleuse AAAnnée 2012 : qu’elle continue de stimuler vos Aspirations profondes*, vous réserve de passionnants projets à Accompagner et vous offre de larges moments de joie avec ceux que vous Aimez !
A côté de mes aventures dans le social business et les open currencies, je voudrais attirer votre attention sur un autre foyer majeur d'innovation. Le Revenu d'Existence constitue une des Plus Grande Réforme que notre société peut ouvrir en ce début de siècle.
Très bon début d’AAAnnée, avec ou sans triple A.
En avant !
* : un texte que j'adore : "Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir, et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer, et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants. Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d'être vous." Jacques Brel
J’ai eu la chance de participer à
des rassemblements créatifs, festifs et participatifs de toute sorte : des
Barcamps de Digital
Natives aux Forums Ouverts de Cultural Creatives,
des clubs d’Ibiza aux plages de Ko Pangan, des talks TEDx aux activités du
Forum Social Mondial. Tous recelaient de délicieuses pépites, aux gouts
subtiles d’être soi et d’être ensemble, ici et maintenant, accompagnés de
parfums subversifs ouvrant sur un autre monde possible. Pour autant, cette
fois, c’est bien d’un voyage sur une autre planète dont je voudrais vous
parler.
Ce Festival est né en 1986 sur les
plages de San Francisco. Il a grandit, évolué, attiré de plus en plus de
monde : cette année, ce sont 60 000 personnes du monde entier qui se
sont réunies pendant une semaine, dans le désert du Nevada, pour construire une
ville éphémère autour de 10 principes de vie. Vous trouverez des informations
précises sur ce rassemblement détonnant via ce
site ou wikipedia et
d’autres exemples vivants sur notre
album Flickr.
Burning Man est une aventure
kaleidoscopique, joyeuse et inspirante, où j’imagine que nous trouvons ce que
nous avons été prêts à venir chercher. C’est une utopie vivante qui suit les chemins
d’un parcours initiatique, où tout le monde peut être le héro de sa propre
légende. Je ne vous proposerai donc pas ici de synthèse mais vous invite à
y aller en 2011 !
En amuse-bouche, relisons ensemble les
10
principes de Burning Man, à travers 10 anecdotes concrètes que j’ai vécues.
(Merci aux contributeurs de
Wikipedia dont j’ai repris un certain nombre des explications de ces
principes).
Inclusion radicale
Chacun le bienvenu. Il
n’y a aucun préalable à faire partie de la communauté Burning Man.
Ex. : en arrivant à Black Rock city, nous sommes accueillis
par des bénévoles prenant de nos nouvelles, nous demandant d’où l’on vient. Si
c’est la 1ere fois que nous participons au Festival, entant que
« Virgin », nous sommes invités à descendre à de notre voiture et à
nous rouler dans le sable pour que le désert « nous accueille ». Nous
sonnons ensuite une grande cloche en signe de notre venue. Pour trouver sa
place dans le désert (à l’intérieur du grand cadrant qui structure le
campement), le conseil est simple : « balader vous et quand vous
trouvez un endroit qui vous convient, où vous vous sentez chez vous :
c’est que vous êtes arrivés ».
Pratique du don
Burning Man valorise
particulièrement le fait de donner en cadeau, sans escompter recevoir en retour
quelque chose d’une valeur égale. Au lieu de faire usage de monnaie, les
participants sont encouragés à avoir recours à une économie
de don, à un type de potlatch.
Ex. : une
expression consacrée témoigne bien de cet esprit « the playa (l’espace
central, libre pour toutes activités de création) provides ». Ainsi, sans
qu’aucune demande ne soit formulée, tout au long de la journée, on se gratifie
de petits présents : un stick à lèvre fluo est ainsi devenu notre
pendentif des premiers jours.
Décommercialisation
Le festival s’applique à créer un environnement social qui
ne soit en rien tributaire du parrainage commercial ou de la publicité. La
tendance des organisateurs est d'empêcher qu’à l’expérience participative ne
vienne se substituer un système de consommation.
Ex. : pas de
mug, ni teeshirt, ni autre CD collector n’est à acheter sur place. Les
fondateurs, plusieurs fois approchés par des professionnels de l’événementiel,
ont toujours refusé de « licencier » le rassemblement. Les seules
choses qu’on peut aujourd’hui acheter sur place sont des glaçons et du café.
Une fois sur place, la participation à l’ensemble des activités est gratuite.
Pour la 1ère fois, via le site Kickstarter,
la communauté a pu mettre en place un système participatif de financement de performances
artistiques.
Auto-suffisance
radicale
Eu égard à la rudesse de
l’environnement naturel du festival et à sa localisation très écartée, les
participants sont supposés être responsables de leur propre subsistance.
Burning Man encourage les individus à découvrir leurs ressources intérieures, à
s'en servir et à se reposer sur elles.
Ex. : Passer
une semaine dans le désert demande un peu de préparation mais rien de très
sorcier. Quelques conserves, une bonne glacière et beaucoup d’eau (pour 4
jours, nous avions 48 litres d’eau – hors soda – répartis dans 12
gallons) : le tour est joué. A côté de ces biens matériels, c’est aussi
sur ces ressources intérieures qu’ilfaut compter : être prêt à jouer le jeu de l’inattendu et
l’accueillir avec le sourire.
Expression
personnelle et créativité : expression de soi radicale
Les participants sont incités à
s’exprimer de nombreuses manières, à travers différentes formes de création et
de projets d’art. L’expression de soi se nourrit des talents uniques de chaque
individu. Seul l’auteur lui-même, ou le groupe d'auteurs, n’est habilité à
déterminer le contenu d'une œuvre. Celle-ci est ensuite offerte à la
communauté, sans rien attendre en retour. Durant le festival, le port de
vêtements est optionnel ; la pratique du nudisme est courante, mais
demeure minoritaire.
Ex. : Déguisements loufoques, voitures mutantes (mélange entre
Mad Max et le Carnaval de Rio), structures abracadabrantesques : les jours
et les nuits sont des fêtes où chacun apporte sa touche de couleur. On affirme
visiblement un morceau de soi, tout en s’ouvrant à la relation aux autres. Ces
pratiques ne sont pas provocantes mais la plus part du temps joyeuses et
innocentes. Touchant de près aux corps, c’est souvent celles qui marquent le plus
les personnes n’ayant jamais vécu l’intégralité de l’expérience.
Effort en commun
Burning Man est une manifestation
coopérative et collaborative, privilégiant le travail créatif pratiqué en
commun. Les participants sont encouragés à travailler ensemble et à aider leurs
camarades participants.
Ex. : A Black Rock City, il y a des camps organisés
(réunissant plusieurs centaines de personnes) et des espaces libres où les
rencontres se feront par hasard. Dans les deux cas, les relations de voisinage
se font spontanément et rythment les journées. Ainsi, nous partagions souvent
petits-déjeuners et diners avec d’autres Burners à côté de nous.
Responsabilité
civique
La société civile est fortement
appréciée.
Ex. : en plus du respect des 10 principes de Burning Man, le
Festival offre l’opportunité à une centaine d’ateliers de s’organiser chaque
jour. Ils sont totalement autogérés et laissent une grande place à la
discussion et aux partages d’expérience. Nous avons assisté par exemple à 2
cercles passionnants sur « Syntaxe vs Sémentique » et
« Nouvelles architectures monétaires ».
Politique visant à
ne pas laisser de trace :
La communité Burning Man étant
respectueuse de l’environnement, elle s’engage à ne laisser aucune trace
physique de ses activités, à quelque endroit qu’elle se réunisse. Les
participants nettoient les lieux avant leur départ, voire s’appliquent à les
laisser, si possible, dans un état meilleur que celui dans lequel ils les ont
trouvés. Ils s’assurent que leur passage n’aura pas de répercussions à long
terme sur l’environnement.
Ex. : Chaque participant ramène ainsi ses ordures, jusqu’à
l’eau dont il s’est servi pour se laver.
Participation
La communauté Burning Man est basée
sur la participation des burners, dans la conviction que les changements
individuels ou sociaux ne peuvent s’opérer que par la voie d’une participation
profondément personnelle. Les visiteurs du festival sont invités à participer
activement à l'évolution du festival, c’est-à-dire à travailler et jouer. Une
des devises de Burning Man est We make the world real through actions that
open the heart (« c’est par des actions qui ouvrent le coeur que nous
rendons le monde réel »).
Ex. : Ainsi, la fête et la danse ne sont pas que des
exutoires, mais véritablement une manière d’être ensemble, où chacun a
« intégralement » un rôle. Cette phrase que j’aime beaucoup, y
prenait tout son sens « «Ainsi chantait Zarathoustra: je ne croirai
qu'en un Dieu qui sache danser. » F. Nietzsche.
Culture du moment
présent
Dans la culture Burning Man, la
principale pierre de touche fondant le jugement de valeur sera la plupart du
temps l’expérience immédiate, c'est-à-dire sans intermédiaire. Il s’agit
d’être de plain-pied avec soi-même et avec le monde, et par conséquent de
surmonter les barrières s’interposant d’une part entre l’individu et la
reconnaissance de son être intérieur, et d’autre part entre l’individu et la
réalité des personnes qui l’entourent, la participation à la société, et le
contact avec un milieu naturel dépassant les capacités humaines. C’est une
expérience vécue, à laquelle ne saurait se substituer aucune posture
intellectuelle. En conséquence, les participants sont invités à devenir des
éléments constitutifs du festival, de ressentir ce qui vit autour d’eux
et dans la communauté, et d’explorer leur moi profond et leur rapport à
l’événement.
Ex. : Nous
vivions sans horaire, curieux et gourmands de toutes les aventures qui nous
attendaient au coin d’une nouvelle rencontre.
Si votre vie est un jeu dont vous
êtes prêts à questionner les principes, n’ayez pas peur : c’est une expérience
qu’on ne regrette pas.
NB. : toute projection d’un
lieu de débauches, de dépendances et de violences, ne repose que sur la
projection de ses propres peurs ou envies. On vit là-baséquipé des reflexes que l’on avait à l’âge de
7 ans et ils tiennent bons. Ainsi, pour ma part, en 2010, aucun élément de ce
voyage n’a entrainé ni crainte ni honte.
I do like historical perspectives. I do like video.. screen... human realistic virtuality. I do like the idea we are @ the begining of another world possible. Great ad from Nokia.
"Une approche peut être durable si elle mesure, réutilise, réduit, recycle, recompense... "
Phrase qui sortie de son contexte ne veut pas forcément dire grand chose... et pourtant, ici, je vais commencer ce post par recycler de vieilles notes sur Facebook, les Social Media et le marketing2.0... avant de "jeter en pature dans le chaos bruyant du web" ces deux superbes documents. Etat de l'art sur ce qu'est le réseau : un réseau de personnes !
2) Très bon contest du championnat du monde de la présentation.ppt sur SlideShare où celle-ci reçoit d'Honorable Mentions (comme Tongo.asia... EXCELLENT !!! Bravo Brice et toute l'équipe).
D'autres éléments : ici, là et re-là.
Bravo à l'équipe de ChronicArt pour ce tour de force créatif... aux observateurs passionnés et attentifs des médias (petit salut à Gilles, vigie parmis les vigies)
Superbe conférence organisée par le Groupe Vanksen à l'ESCP-EAP ce printemps... à propos du Marketing2.0 et tout le gloubiboulga associé (ou pourquoi et comment les mises sur marché n'auront plus lieu comme avant dans les Consummer Goods).
Je rajouterais qq points (pour inputs) :
- cible trans-générationnelle : le WOM n'a pas d'âge (enfin pas trop) - différence à faire entre la communication produit (promo, lancement), entreprise/marque (notoriété/positionnement), societale (aspiration, adhésion) - différentes étapes : toucher (CPM), animer (CRM), vivre avec (Pinko Marketing).
Pour réflexion,discussion.
Bravo à toute l'équipe pour ce très bel événement (regrette de ne pas avoir pu me libérer :-(
Suite à un post d'Mry et (surtout) à la sortie du livre de Karine, Jérome et F., à propos du réseau des réseaux (le 14/04/08... mais tout peut heureusement changer ;-)
c'est le OneStopShop pour ma vie numérique : en RSS, photos, vidéos (en France, son explosion arrive après les vacances d'été 2007, où 1 parmis N envoie ses photos aux N-1 autres)
il a atteint la masse critique : dure d'arrêter une boule de neige aussi bien faite
il permet de conjuguer virtuel et réel aux mêmes temps : par les
événements, mon carnet d'adresse electronique descend dans la rue (et
inversement).
il permet à des "smart mobs" (foules intelligentes) de s'organiser,
sans se connaitre autour de groupes... leur vitalité (éphémère ou pas)
est étonnante, inédite
il est ouvert : OneRewritableWeb through standards and APIs
Nouvelle forme d'innovation sous contrainte, trouvée dans LeMonde (propos de Franck Riboud) :
"Dans les pays émergents, nous touchions la population située en haut de
la pyramide des pouvoirs d'achat, soit peu de monde. En lançant de
nouveaux produits moins chers, comme les biscuits Tiger en Inde ou les
produits laitiers Milkuat en Indonésie, nous avons atteint le milieu de
la pyramide. Mais des produits à 10 ou 15 centimes d'euros, pour des
gens qui vivent avec 2 euros par jour, c'est inabordable. Pour le bas
de la pyramide, pour l'Afrique par exemple, le modèle économique de
Danone n'est pas adapté. Il ne nous permet pas d'être accessible tout
en protégeant nos actionnaires et en continuant à innover. Il a fallu
développer une autre stratégie."
"C'est de ma rencontre avec Muhammad Yunus, qui prône le "social business", qu'est
née l'idée de ce fonds. Il aidera les créations d'entreprises à
vocation sociale, dont les communautés environnantes pourront devenir
actionnaires. Ce n'est pas de la charité, on ne perd pas d'argent, on
teste un vrai modèle de développement durable."
Un post prolonge cette idée sur le blog de Danone.Communities (propos de Muhammad Yunus) :
There is a time and place for philanthropy. When
Katrina happens, you don’t go run a social business right away . . .
your immediate response is philanthropy, charity, so that you save
people. But after you do the first part of it, the next part becomes
more and more interesting and effective when you design it as a
business proposition. »
" Social business is a “cause-driven” rather
than profit-driven. And yet, it is not a charity: Its owners are
entitled to recoup their investments, and the social business must
recover its full costs, or more, even as it concentrates on creating
products or services that provide a social good."
D'autres modèles sont donc possibles ? Quelques compléments théoriques sur l'innovation et la pensée latérale (ou comment répondre à : ce n'est pas comme ça, ça ne marche pas, ce n'est pas une nouvelle idée, c'est trop cher, c'est irréaliste, c'est stupide...)
Le monde qui nous entoure s'accélère, se complexifie... pourtant des priorités demeurent : placer l'homme, et ce qu'il a d'humain, comme mesure de chaque chose.
Les empruntes du "Social Businness" que je découvre sur le site DanoneCommunities sont tout à fait inspirantes. Elles ne tombent ni dans la critique facile ni dans l'esquisse naïve : elles présentent des voies pragmatiques pour construire durablement des échanges marchands plus seins, leviers de développement. Ces même pistes de réflexion m'ont amené jusqu'à Nairobi pour le World Social Forum en 2007, pour partager les pistes d'un "autre monde possible" : Nairobi Vlog. Jeune actif parisien, j'aimerais continuer à garder une prise sur ces thématiques... sur ces actions (comme ici).
Par ailleurs, l'avènement d'un village mondial connecté rend les inégalités et douleurs humaines toujours plus fortes... toujours plus injustes... mais, pour la première fois, semblent également collectivement adressables. Danone Communities s'affirme alors, pour moi, comme un invitation pour "passer du pessimisme de l'intelligence, à l'optimisme de la volonté" ! Et pour vous ?
Also found here : "The world is growing by more than 70 million people a year. So is that a problem,or a solution?"
Etre à l'écoute des besoins d'utilisateurs (clients?) ? Se mettre à leurs places et réussir à construire/commercialiser des services à valeur ajoutée, perçue, assumée, monétisable ? L'empathie comme pilier business en somme ? Basic things, aren't they ?
Depuis mars 2005, le(s) marché(s) de la vidéo en ligne ont largement évolué : d'une naissance explosive... vers une adolescence économique (tout ne peut pas être fait en 2 ans ;-). A force de lucidité, d'adaptation, de détermination, d'écoute, de modélisation et de créativité-sous-contrainte, certains déplacent les lignes et avancent... batisseurs d'aventures personnelles (à minima ;-)
Amusing : - septembre 2006 : Rodrigo, ici. - novembre 2006 : Rodrigo, ici. - janvier 2007 : Rodrigo, ici. - mars 2007 : moi, ici. - avril 2007 : moi, ici. - mai 2007 : Rodrigo, ici. - décembre 2007 : Rodrigo, ici. - décembre 2007 : moi, ici.
27 janvier 2008, des dizaines de grands clients ont fait confiance aux équipes et techno de vpod.tv. La période "d'évangelisation et d'ouverture de marchés" a porté ses premiers fruits, dans des secteurs et face à des problématiques très variées (média, marques, marchands, organisation, fournisseurs d'accès), dans au moins 3 pays. Reste à continuer de satisfaire un portefeuille de clients toujours plus large, de coller au plus près de leurs besoins/ambitions... pour affirmer la vidéo comme vraie solution business. Work in progress... alors qu'il reste de nouveaux défis passionnants à relever.
Les commentaires récents