La Cantine organisait une formation d'initiation à Open Street Map. J'avais entendu parler de cet incoryable outils de cartographie opensource et de sa formidable communauté après le séisme d'Haiti... où comment des internautes du monde entier accompagnent les secours sur l'île sur le répérage des victimes.
Plusieurs themes ont été abordé lors de cette introduction : collecter des données, télécharger des données, créer/modifier des données, nommer les données, ajouter des détails. Une session enthousiasmante, menée de de main de maitre par RatZillaS . Partage de questions et bons liens comme des éditeurs de rendus (CloudMap ou Tilemill). Nous devrions rendre mensuel ce type de "Mapping Party". Des résonnances avec des réflexions de relevés et de cartographie des impacts sociaux de projets social business... au Bangladesh, au Sénégal... A suivre.
(merci à Isabelle pour le partage de cet histoire "remuante").
Le 12 mars dernier, Silvio Berlusconi a dû faire face à la réalité.
L ’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Muti.
Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l'épisode de l'esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 - époque où l'opéra fut écrit - était opprimé par l'empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu'à la création de l’Italie unifiée.
Avant la représentation, Gianni Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget de la culture du gouvernement. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.
Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant plus que Sylvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…
Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d'orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! »..
Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti, sénateur à vie ».
Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière. », raconte-t-il.
Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M. Berlusconi, et voilà ce qui s'est produit : [Après que les appels pour un "bis" du "Va Pensiero" se soient tus, on entend dans le public : "Longue vie à l'Italie !"] Le chef d'orchestre Riccardo Muti : Oui, je suis d'accord avec ça, "Longue vie à l'Italie" mais... [applaudissements]
Muti : Je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j'acquiesce à votre demande de bis pour le "Va Pensiero" à nouveau. Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture surlaquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle et perdue". [Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]
Muti : Depuis que règne par ici un "climat italien", moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant... nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théatre de la capitale, et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.
C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves. « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. »
« Ce soir-là fut non seulement une représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l’attention des politiciens. »
I spent nine years in different sectors to accelerate the impact of my work and strengthen my skills around 4 major practices: innovation, customer relationship, social change, webonomics.
> As a consultant, I focused my analytical capabilities to evaluate and leverage new business opportunities : in consumer goods, retail, media, telco with large partners such as Orange, Warner, Gucci, La Fnac, La Poste, LastMinute, Carrefour.
> In 2007, I joined vpod.tv to launch the sales activities of this start-up specialized in webTV : as business developer, I led innovative program for brands such as L’Oreal, SFR, PriceMinister, LeroyMerlin, Fanta, BNP, NRJ over France, UK and Spain.
> From 2008, I have been in charge of social innovation programs at Danone: setting-up international networks to build strategic competitive advantages for the group, aligned with its mission (bring health through food to as many people as possible) and its ecosystem.
> Aside, I’ve participated to various “open innovation” movements, organizing different barcamps and conferences such as TEDxParis, Digital4Change (2000 people around Mitchell Baker, Matt Flannery, Joe Green…) and open currencies workshops.
I am interested in using my competencies and my energy to face new professional challenges with always a larger social impact… particularly through the web.
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