Dans la continuité de nos 2 (1-2) précédentes notes : le train de l’épargne solidaire est en marche. En 2005 en France il y avait 200 000 personnes qui avaient intégré dans leur épargne une part plus ou moins grande à cette forme d’investissement. On est très loin du nombre de propriétaire d’un livret A mais cela représentait quand même une augmentation de 54% par rapport à 2004. les fonds viennent le plus souvent de l’épargne salariale et ce sont souvent des entreprises qui sont à l’initiative de la décision. On parle pour 2005 de plus de 880 millions d’euros.
Alors la finance solidaire qu’est ce que c’est ?
L’épargne solidaire permet de faire fructifier une partie de son épargne tout en participant au développement équitable et durable de notre société ou de celles d’ailleurs. Elle permet de soutenir des initiatives qui trouvent difficilement des financements classiques. Des chômeurs de longue durée ou bénéficiaires de minima sociaux peuvent ainsi créer leur entreprise ou un emploi, des familles en situation précaire peuvent se loger, des projets innovants dans les domaines des filières bio ou équitables voient le jour, et des centaines de milliers de personnes dans les pays du sud ou de l’est obtiennent des microcrédits pour développer leurs communautés.
Source FINANSOL, le premier label de finance solidaire.
Ça vous tente ?
Alors creusons la question. La finance solidaire peut prendre deux formes principales. Celle d’un produit de partage et celle d’un produit d’investissement solidaire. Si vous épargnez 1000 euros dans un produit de partage, ils seront investis par un gestionnaire de manière socialement responsable (pas sur qu’ils investissent dans l’armement pour faire simple), ces investissements dégageront des intérêts, et vous toucherez 80% de ces intérêts. Les 20% autres seront reversés à des organismes solidaires. Dans le cadre du produit d’investissement solidaire, vous investissez, par l’intermédiaire d’un établissement de crédit, directement dans une société d’insertion (par exemple). Si cette société dégage des bénéfices, elle vous en reversera une partie. Ensuite les problématiques des produits financiers solidaires sont les mêmes que pour les produits financiers classiques. Durée, aversion pour le risque, cotés ou non…Le catalogue est large, FCP, SICAV, Assurance vie… En plus vous pouvez décider quelle sera la finalité de votre épargne. Ainsi, par exemple, le FCP Faim et développement Trésorerie proposé par le crédit coopératif (banque absolument remarquable au passage concernant ses problématiques) se spécialise dans le secteur solidaire dit Nord/Sud c'est-à-dire au-delà de nos frontières.
Aujourd’hui seulement 5% de l’épargne est investi vers l’extérieur et seulement 15% dans des projets environnementaux. La majeure partie se concentre sur des projets locaux d’insertion par le travail et par le logement.
Et le rendement dans tout çà ?
Bien sur le bémol de tout cela ne vous a pas échappé. Il s’agit de produits aux rendements forcément inférieurs à un produit d’épargne classique proposé par une des grosses banques de réseau. Et ce malgré les avantages fiscaux que notre cher Trésor Public a consenti aux épargnants solidaires. Mais comme diraient les nuls, la recherche ce sont des hommes et des femmes…Et il n’y a plus que les banques spécialisées qui se penchent sur la question. Le crédit lyonnais, le crédit agricole, le crédit mutuel, de plus en plus de banques sont au taquet sur ces problématiques. Ils vont bien finir par trouver…
ATTENTION, à la société générale le CODEVI change de nom pour le livret de Développement durable. Ce n’est en rien un placement solidaire. Une seule solution : FINANSOL une organisation qui labellise « solidaire » les financements qui vous seront proposés.
Plus d’infos :
http://www.finansol.org/
Pour en savoir plus sur l’offre d’une banque comme le crédit coop :
http://www.credit-cooperatif.coop/particuliers/offre/produits-et-services/produits-solidaires/




























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