Qu'a-t-on en ce moment contre les bonnes intentions ?
Je vois autour de moi, plus souvent, les marques de la suspicion que celle de la bienveillance*.. ou, en tout cas, je l'imagine (cette pensée même s'auto-conforte, sorte de tautologisme). Après le bon sens, le refus d'être dupe est sans doute, du monde, une des choses les mieux partagées. Jamais ne se faire avoir, toujours être sur la défensive, voir dans les comportements d'autrui des traces machiaveliques de tactiques, de manipulations, de ruses, de sournoiseries... chercher le loup dans tout. Il faut être vigilant, la bonne intention ne peut être que suspecte... ne pas courir de risque, au cas où... bla bla bla.
Quand nous dit que "l'enfer est pavé de bonnes intentions"... je pense que c'est une erreur d'arrêter sa réflexion en se disant "une bonne intention est pétrie de mauvaises, c'est le sommet émergé d'un iceberg de vice et de trahison". En fait, ce n'est pas de cela dont il s'agit. A mon sens, la bonne intention est une bonne demie-chose : elle ne suffit pas. C'est son exécution qui la complète, la nourrit, la fige du bon (ou du mauvais) côté. Cette pensée doit s'incarner pour prendre vie et pouvoir être la cible d'un jugement : en l'air, elle ne vaut rien (ou presque).
Le cynisme ambiant qui consiste à regarder, amusé, assis sur les berges de l'inaction, d'un air hautain, drapé dans une désillusion autosuffisante, les initiatives hasardeuses mais authentiques de jeunes (ou vieux) fous me lassent terriblement. Me lassent tant d'ailleurs, que je préfère l'action : à nous regarder, comme les vaches, ils s'habitueront.
Donc, voilà, pour revenir à nos moutons, notre projet, c'est un peu la même chose : des bonnes intentions en l'air... qui s'exécutent dans reportage2.0 multicanal : vlog + diffusion en salle.
* Robert Axelrod, dans "Donnant Donnant : Comment réussir dans un mode d'égoïste" montre comment des stratégies, fondées sur la bienveillance, la transparence, la susceptibilité et l’indulgence arrive à gagner et s'imposer durablement face à des stratégies hostiles, et à maximiser absolument les richesses d'un écosystème.




















Go go go !
Je vais lire ton papier et bravo pour la démarche!
Dans une autre note : "le goût de laisser une emprunte" c'est pas empreinte plutôt ?
Rédigé par : NetCircus | 02 janvier 2007 à 15:04
Merci pour ton soutien.
Je te conseille directement le bouquin : il ne fais pas beaucoup plus de page (et honnetement, c'est hyper intéressant de faire le pont avec les modes de collaboration2.0, apparus sur le web, avec le P2P et l'autorégulation des systèmes comme Ebay ou Friendster) et contient, assurément, moins de faute d'orthographe ;-)
Rédigé par : NairobiVlog | 02 janvier 2007 à 21:51
"reportage2.0 multicanal : vlog + diffusion en salle", si en plus c'est du "Co-generated media" alors là je dis BRAVO !
Excellente initiative. Il faut sensibiliser nos concitoyens pour mieux secouer la planète et ses dirigeants !
Rédigé par : Laurent | 02 janvier 2007 à 23:17
Vive 2007 ! Vive les enzymes actifs (activistes?) qui secouent un peu le bocal !
Cette idée de Co-Generated Media est excellente . Nous serons très heureux de pouvoir apporter notre aide (modeste) à d'autres projets "porte-voix". Youvox par exemple ?
Nous sommes à l'écoute de toute idée.
Nos billets pour Nairobi sont pris : si nous pouvons notamment faire quelque chose pour vous sur place... ?
En écrivant, une idée me vient (mais n'a rien à voir ? ou tout, c'est selon)... ce serait génial de pouvoir apporter la première Forena au Kenya (il n'y en a pas encore : http://maps.fon.com/). Quelqu'un connait Martin ou Jean-Bernard pour leur proposer ?
Rédigé par : NairobiVlog | 03 janvier 2007 à 00:01